Archives de l’auteur : L'Oasis Végan'imaux

Nouvelles du refuge sauvage, hiver 2018/2019

L’hiver est maintenant terminé, voici quelques photos de jour et de nuit des habitants et visiteurs du refuge.

Nous avons installé un gîte à hérissons, des abris et mangeoires supplémentaires pour les petits oiseaux et un îlot flottant.

Certains arbres plantés l’an dernier ou l’année précédente n’ont pas survécu. Nous commençons d’ores et déjà à en planter d’autres. Nous privilégions les arbres et plantes permettant aux insectes de butiner, et aux oiseaux et mammifères de manger (fruits).

Buse ailes déployées à l’arrivée

Chevreuil

Canards

Hérisson

Renard

Chouette

Héron et canards

Chevreuil

Couple poules d’eau

Renard

Buse et canards

Fouine ou martre ?

Couple canards et poule d’eau

Renards

Gang de canards

Sangliers

Canard

Mme Renard étirements

Pour que la faune sauvage ne disparaisse pas un jour totalement de la planète, il est nécessaire de lui laisser de la place et de la laisser en paix.

Si les animaux sauvages disparaissent et s’invitent parfois en ville, c’est parce que nous détruisons leur habitat naturel.

Nous rappelons qu’il y a de nombreuses façons d’aider la faune sauvage. Un balcon peut accueillir un nichoir, des graines, un hôtel à insectes, une plante mellifère. Idem pour un jardin qui peut également accueillir la flore sauvage (la pelouse ne favorise pas la biodiversité !), un abri pour hérisson, un petit tas de bois, un petit bassin préformé qui fera la joie des amphibiens, et servira de point d’eau aux mammifères et insectes.

Consulter les autres articles liés au refuge sauvage :

Cet été au refuge sauvage

Refuge sauvage suite

Refuge sauvage

Bilan 2018

Au 31 décembre 2018, l’Oasis comptait 31 protégé·e·s. Deux d’entre eux, Mya et Ilitch, sont à l’adoption.

Nous avons pris en charge 3 individus :

Miguelito, sauvé par une vétérinaire alors qu’il était destiné à l’alimentation de serpents dans une animalerie.

Janus, qui a subi plusieurs abandons successifs avant son accueil.

Steph, pigeon trouvé à Saint-Étienne avec les deux pattes cassées. Les bons soins des vétérinaires avaient permis à ses os de se ressouder en partie, malheureusement, le premier jour où il s’est trouvé dehors après sa quarantaine, il s’est envolé des mains avec une force puissante, très sûr de lui et s’est dirigé très haut vers le ciel. Nous ignorions qu’il était capable de voler car il n’avait jamais essayé à l’intérieur. Nos recherches ayant été vaines dans les jours suivants, nous ignorons ce qu’il est devenu. Après avoir pris soin de lui pendant plus d’un mois, sa disparition a été un coup dur pour l’équipe de l’Oasis…

En 2018, Edgar, Nux, Inky, Pikou et Espéranza nous ont quitté·e·s. Ils resteront dans nos cœurs.

Gestion quotidienne du refuge

Depuis la création de l’association en 2009, trois personnes s’occupaient au quotidien du refuge. Pour des raisons familiales, depuis l’automne 2017, une seule personne bénévole gère le refuge au quotidien, tout en travaillant en parallèle. Nous n’avons donc plus la possibilité d’accueillir autant de protégé·e·s qu’auparavant.

Pour rappel, les rats et Ilitch le chinchilla sont en famille d’accueil chez une des membres, qui s’occupe également du refuge sauvage.

 

Comptes 2018

Recettes
Parrainages 3 598 €
Dons 5 520 €
Adhésions 112 €
Total recettes 9 230 €
Dépenses
Alimentation 2 771 €
Soins 2 801 €
Frais de déplacements 989 €
Fournitures diverses 791 €
Constructions et matériels 1 694 €
Frais de fonctionnement 119 €
Total dépenses 9 165 €
Résultat 65 €
  • « Fournitures diverses » comprend : produits de nettoyage, litière, énergie et eau.
  • « Constructions et matériels » comprend les matériaux nécessaires aux constructions et les matériels pour les animaux.
  • « Frais de fonctionnement » comprend les frais bancaires, les commissions Paypal, les affranchissements et les modestes frais liés au site internet (nom de domaine uniquement.)

Pour la 4ème année consécutive, nous terminons l’année avec un résultat positif, même si il est très petit.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent.
Nous vous rappelons que le prélèvement de l’impôt à la source ne change en rien au droit à la déduction fiscale de 66% sur le montant de votre don, parrainage ou adhésion.

Principaux travaux et aménagements réalisés en 2018

Renforcement de clôtures.
Maintenance des enclos et des constructions.

Dans le »refuge sauvage » situé dans l’une de nos familles d’accueil, les aménagements de la mare ont été poursuivis, de nouveaux hôtels à insectes, nichoirs et mangeoires ont été installés. De nouveaux arbres ont également été plantés. Pour en savoir plus : Refuge sauvage  Refuge sauvage suite Cet été au refuge sauvage

Hommage à Inky, Pikou et Espéranza

L’année 2018 s’est terminée tristement avec la disparition de trois protégés en décembre.

Inky souffrait de rhinite chronique depuis août et les antibiotiques ne faisaient pas effet. Malgré cela, il gardait un bon appétit et était plein de vivacité. Puis, il a brusquement beaucoup maigri… Un rendez-vous fut pris avec un vétérinaire spécialisé. Malheureusement, Inky est décédé peu avant l’arrivée à la clinique. Cela a été un grand choc pour nous. Nous avons appris quelques heures plus tard, suite à l’autopsie, qu’il souffrait d’une malformation cardiaque.
Inky avait 5 ans et demi. Il était arrivé en décembre 2013, avec Mirabelle et Lisa, suite à un sauvetage organisé par Les Terriers de Cocagne.
Il a été un compagnon prévenant et doux pour Mirabelle, un peu handicapée depuis un AVC. Ils se faisaient beaucoup de câlins et il l’aidait à s’orienter. Ils mangeaient toujours leur assiette de légumes collés l’un contre l’autre, inséparables.


Arrivé en 2008 à l’Oasis, alors qu’il était tout poussin, Pikou aurait eu 11 ans en mars 2019. Il s’est endormi pour toujours le 15 décembre. Il n’était pas malade, ni handicapé. La veille encore, il profitait d’un rayon de soleil et à l’automne, Pikou passait ses journées à manger des pommes dans le verger. Quand la météo le permettait, il faisait chaque jour son tour du terrain, et appréciait venir « discuter » auprès de nous, recherchant souvent notre compagnie.
Après toutes ces années passées ensemble, son absence se ressent chaque jour.


Puis, c’est à l’avant-dernier jour de 2018 qu’Espéranza, une des pigeonnes arrivée en 2009, nous a quittés. Depuis quelques temps, elle n’était pas très en forme et la vétérinaire avait diagnostiqué qu’elle souffrait de la vieillesse.
Handicapée (une aile cassée et plusieurs orteils amputés) elle a partagé toutes ces années à l’Oasis avec son fidèle compagnon Vincennois.

Cet été au refuge sauvage

En moins d’un demi-siècle, les activités humaines ont fait disparaître la moitié des animaux sauvages de la planète…

L’Oasis gère, en partenariat avec l’une de ses familles d’accueil, un refuge consacré à la faune sauvage (voir articles du 10 juillet et du 17 mars)

L’automne commence, voici donc un résumé des nouvelles de l’été :

Les poules d’eau :

Cette année pour la première fois, des poules d’eau sont venues nicher.
Nous avons pu observer une entraide familiale marquée: adultes attentifs aux jeunes, et premiers nés attentifs aux derniers nés.

Poule d’eau

Poule d’eau et 4 poussins

Poule d’eau et 6 poussins

Poussin d’eau et œufs dans nid

Les canards

Une nouvelle nichée de canetons a vu le jour.

Canetons 3ème nichée

Canetons 3ème nichée

Canetons 3ème nichée sortie nichoir

Caneton sur nénuphar

Les insectes

De la lavande a été plantée pour les insectes butineurs. Les plants ont eu beaucoup de succès (voir entre autres la photo avec le bourdon qui a la trompe dans une fleur et un stock de pollen sur la patte arrière).

Bourdon avec trompe dans la lavande et pollen sur les pattes arrière

Papillon sur lavande

Quelques lucioles ont également élu domicile ici. Elles sont malheureusement trop rares.

Luciole

Abeille cotonnière solitaire

Libellule écarlate

La mangeoire à cacahuètes

Une des mangeoires initialement destinées aux mésanges attire d’autres animaux.

Écureuil

Écureuil

Écureuil

Pic épeiche

Sittelle

Les couleuvres

Cet été les couleuvres se sont montrées un peu plus présentes que l’an dernier.

Bébé couleuvre

Couleuvre

Pendant la nuit

Quelques visiteurs nocturnes.

Rat

Renard

Vous aussi, vous pouvez agir

Il y a de nombreuses façons d’aider la faune sauvage. L’hiver approche. Un balcon peut accueillir un nichoir, des graines, un hôtel à insectes, une plante mellifère. Idem pour un jardin qui peut également accueillir un abri pour hérisson, un petit tas de bois, etc.
Nous rappelons également que les animaux sauvages disparaissent à cause des activités humaines, qu’il est grand temps de s’interroger sur celles-ci, sur nos habitudes et d’agir.