Archives de l’auteur : Sylvie

Aimé et Myrtille

Tout d’abord, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2017 !

Au mois de novembre, nous avons accueilli deux chatons de 3 mois nés dehors et restés sauvages pendant deux mois. Aujourd’hui tout va bien pour eux, ils ont trouvé un parrain et une marraine et sont résidents à l’Oasis. Nous les avons appelés Myrtille pour la chatonne et Aimé pour le chaton.

Voilà Aimé :

Aimé

et voilà Myrtille :

Myrtille

Myrtille et Aimée sont beaucoup moins craintifs, il leur a fallu beaucoup de temps pour qu’ils soient aussi à l’aise que les autres chats de l’Oasis.
Ils sont vaccinés, identifiés et leur stérilisation sera faite début février. Les chatons aiment  beaucoup jouer, ils sautent, grimpent tout en haut de l’arbre à chats et redescendent à toute vitesse faire leur griffes le long du tronc, ils recommencent sans cesse….
Leur première sortie a été amusante. D’abord Aimé s’est aventuré, il est allé tout au bout du parterre, ne voyant pas sa sœur venir, il est parti la chercher, lui a expliqué, l’a poussée gentiment du bout de son museau, elle l’a suivi, ils ont longé la maison et Aimé a grimpé tout en haut d’un sureau pour explorer les alentours ; ils sont rentrés sans problème. Maintenant ils sortent tous les jours, nous sommes tranquilles, ils ne vont pas très loin.
Merci pour votre aide précieuse en parrainant, pour vos dons lors de leur arrivée et pour votre soutien.

Sacré Cloclo !

10 jours après son opération, Cloclo restait toujours actif malgré sa maladie, mais il commençait à manger de moins de moins. Il passait ses journées à dormir à l’ombre des framboisiers ou sur le lit. Il avait horreur de prendre ses médicaments, il préférait les gros câlins et ronronnait beaucoup.

Mardi soir, il voulut absolument sortir malgré que nous n’aimions pas qu’il sorte la nuit depuis qu’il était malade. Nous pensions qu’il serait de retour de sa promenade nocturne durant la nuit, comme il le faisait avant.

Le lendemain matin, pas de Cloclo. Laura en s’occupant des protégés commença à chercher mais en vain. C’était très inquiétant car il ne doit manger que des aliments liquides et avait très peu mangé au cours des deux derniers jours (la veille, il n’avait mangé qu’1/6éme de sa raiton journalière.) L’après-midi, nous avons passé toute la propriété au peigne fin en se répartissant les différentes zones, puis nous parcourûmes le hameau et Luc alla inspecter les routes environnantes. Il restait introuvable.

Nous espérions très fort qu’il rentrerait au cours de la nuit, mais le lendemain matin il n’était toujours pas là. On mit des flyers dans les boîtes aux lettres du voisinage.

4 nuits passérent sans qu’il revienne. Nous perdions de plus en plus espoir de le revoir un jour en raison de sa maladie, la tristesse nous gagna. La nuit, on croyait l’entendre miauler, mais il n’y avait personne, le silence complet…

Samedi matin, nous avions perdu presque tout espoir. J’étais en train de m’occuper de Lilah. Luc rentre dans la maison, il entend miauler dans son bureau, il se précipite et découvre Cloclo installé sur le canapé !!! Quelle émotion ! Luc m’appelle, c’est incroyable, c’est un miracle ! Cloclo se blottit dans nos bras et on va vite annoncer l’incroyable bonne nouvelle à Laura, elle en pleure presque de joie. Nous avons mis un moment à réaliser qu’il était bel et bien rentré, sain et sauf.

Cloclo n’a pas maigri et a un beau poil, il est propre, sa cicatrice est en bon état. Il a beaucoup d’appétit, contrairement à avant sa disparition ! Demain, Luc l’emménera au cabinet vétérinaire pour le retrait des fils (il avait du coup raté son rendez-vous de jeudi) et pour un petit contrôle de santé.

Ce fût une journée très heureuse pour toute l’équipe de l’Oasis ! 😀

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L’appel aux dons continue pour financer ses soins :

Appel aux dons pour les soins de Cloclo

 

Les classes vertes des ânesses !

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L’herbe qui d’habitude est dense en Normandie se fait rare dans la pâture de Pivoine et Quenotte. Celle-ci est recouverte de boutons d’or. Ce sont des jolies fleurs mais toxiques ! Elles le savent et n’y touchent pas.

Alors, nous avons décidé de les sortir chaque matin dans notre terrain herbeux. Ce n’était pas gagné, car la dernière fois que Pivoine et Quenotte sont sorties, elles avaient endommagé nos plantations, surtout les jeunes sapins et noisetiers.

Pendant les premières séances, je me suis transformée en « bergère », dès qu’elles s’apprêtaient à manger les noisetiers, j’écartais les bras en disant « Non ! », elles n’insistaient pas et s’en allaient brouter les berces dont elle raffolent ! Tout se passait bien, elles broutaient devant la maison en épargnant mon parterre de fleurs, elles sont vraiment délicates. Elles ont maintenant compris qu’il ne fallait pas manger les plantations et nous pouvons les laisser gambader avec moins de surveillance.

En fin de matinée, je les appelle avec un saladier d’orge, gourmandes comme elles sont, elles rentrent sans se faire prier.

Mais durant leurs sorties, elles sont très curieuses et surveillent ce que nous faisons ! Un jour, Laura est rentrée de courses avec un sac de 25kg de blé. Les ânesses, qui étaient de sortie, se sont précipitées sur le sac et réussirent à le déchirer en quelques secondes ! Laura appela du renfort pour l’aider à les éloigner et éviter qu’elles ne mangent trop de blé et soient malades, mais Quenotte fît tomber Luc par terre et elle se goinfrait de blé avec Pivoine. Nous nous dépêchâmes de ramasser le plus possible de grains qui étaient tombés dans un des parterres de fleurs et nous eûmes du mal à les éloigner et les faire rentrer chez elles ! Le peu de grains qui sont restés dans la terre ont germé en 3 jours, et maintenant, chaque matin, Pivoine et Quenotte viennent prendre leur petit déjeuner de graines germées!

Pivoine et Quenotte adorent les classes vertes !

Le voyage de Minou et Mozart

minoumozartMinou, 15 ans (décédé le 14 février) et Mozart, 6 ans et demi, deux chats réfugiés sauvés alors qu’ils étaient errants.

Voici un petit témoignage personnel d’un beau moment d’émotion. Début février, Luc et moi avons fait un voyage de 300 km avec Minou et Mozart, les protégés félins de notre fille aînée et de son compagnon, dans le cadre de leur déménagement en Angleterre.

Minou et Mozart étaient équipés de harnais et de laisses et pouvaient ainsi, sous ma surveillance, occuper l’arrière de la voiture. Malgré cela, Mozart avait peur. Il miaulait sans cesse et il était impossible de le rassurer.

Tout à coup, Minou, qui restait calme dans son panier, s’agita, alla vers Mozart et le lécha entièrement. Quelle moment d’émotion incroyable ! Après cela Mozart fut apaisé et le restant du long voyage se déroula bien, dont le passage de la douane et la traversée du tunnel sous la Manche. Après ces 750 km de voyage en tout, ils découvrirent enfin leur nouvelle maison.
Minou et Mozart ne s’entendaient pas habituellement, ils se chamaillaient beaucoup. Mais dans cette situation, Minou lui a été d’un grand réconfort.

Minou fit ce beau geste d’amitié une semaine avant son décès, suite à une grave tumeur. Mozart a été perturbé quelques temps par l’absence de Minou, mais maintenant, il part tout seul à l’aventure dans le jardin (il vivait en appartement auparavant) et s’est bien adapté.

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